Dans le Doubs, l’aérogénérateur rend fou

Vous avez peut-être lu récemment dans l'Est Républicain qu’un homme, excédé par la prolifération, dans la région de Baumes-les-Dames, d’éoliennes implantées dans les conditions que l’on sait, a saboté et détruit un mât de mesure destiné à évaluer le rendement potentiel d’un futur aérogénérateur à cet emplacement.

L’aérogénérateur du délit

Comme attendu, le fautif a été déféré devant la justice. Si l’on peut comprendre que la population manifeste son mécontentement d’être tenue systématiquement à l’écart des tractations relatives aux implantations d’aérogénérateur dans leur environnement immédiat, cela ne peut justifier des comportements de nature délictueuse. Le coupable risque de se voir présenter une addition plutôt salée…

Qui est donc cet irascible monsieur ? Il se dit lui-même concepteur d’éoliennes amateur. Peut-être avait-il un avis à faire valoir sur la conception d'un aérogénérateur et n’a-t-on pas voulu l’écouter? On sait Opale et Velocita plus prompts à la menace qu’à l’écoute active et peu enclins à donner suite aux avis discordants… Il suffit de se référer à la récente affaire les ayant opposés à l’Association des Doubs amis de la Dame Blanche

Aérogénérateur de colère

Ce qui nous a interpellés dans l’article de l’Est Républicain, c’est la phrase selon laquelle «les détails [du projet de parc d’aérogénérateur en question] avaient été présentés lors de réunions publiques dans les quatre villages concernés (Domprel, Grandfontaine-sur-Crête, Longechaux et Avoudrey)». Ce qui aurait dû, apparemment, rassurer tout le monde.

aérogénérateur du doubs sans concertation
Circulez, il n'y a rien à voir; c'est comme ça et pas autrement.

Or, l’expérience nous a appris que ces réunions publiques sont parfois (ne généralisons pas) organisées une fois le projet bouclé et les autorisations préfectorales obtenues. Et à ce stade, on peut danser sur sa tête, c’est trop tard pour l’amender. Ce fut le cas à Anteuil et à Chaux-les-Clerval, où le projet d’aérogénérateur de la Côte d’Armont s’est décidé en dehors de toute consultation des citoyens. La soi-disant «réunion publique» n’était nullement une réunion de concertation ou de débat, mais la présentation d’un projet déjà entériné.

Dans ces conditions, même si, comme nous l’avons dit, nous ne cautionnons en aucune circonstance les dégradations à la propriété d’autrui, il faut admettre que les promoteurs ne mettent pas tous les atouts dans leur jeu pour éviter la colère des riverains…

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