Eolienne verticale: peut-être la semaine prochaine?

La saviez-vous? C’était la semaine du développement durable en France – et en Europe. Oui, pendant toute une semaine, on s’intéressait au développement durable. Et donc, forcément, à la question "eolienne verticale". C’est dingue, non?

Avec l’arrivée au ministère du Développement durable, pardon, de la Transition écologique et solidaire, d’un certain Nicolas Hulot, on pourrait s’attendre à ce que ce soit la semaine du développement durable 52 semaines par an. Mais il faut un début à tout. Et puis, le sujet est un brin particulier: il ne tourne pas, comme on pourrait l’imaginer, sur la nouvelle Loi de Transition énergétique bien française, non; mais autour des Objectifs du Millénaire des Nations Unies. Certes, dans le développement durable, tout se tient. Sa devise n’est-elle pas «penser mondialement, agir localement»? 

Écologie «malmenée»?

Lors de son premier discours au ministère depuis son investiture, le nouveau ministre Nicolas Hulot a estimé que l'environnement et l'écologie avaient parfois été « caricaturés et malmenés». Le Doubs peut en témoigner, avec la politique eolienne qui lui a été appliquée!.  

Il a souligné que «ces enjeux conditionnent tous les autres, de sorte que ce siècle sera solidaire ou ne sera pas». «Que met-on derrière l'expression développement durable?», s'est interrogé le ministre, qui devrait le savoir mieux que quiconque? «Nous devons changer de société pour aller vers une société qui préserve, qui protège et qui partage, c'est cela le développement durable», a-t-il dit.

A la devise « liberté, égalité, fraternité », il aimerait ajouter: «solidarité, diversité, sobriété, humilité et dignité». Un espoir pour les évolutions en matière d’eolienne verticale.

Ça c’est envoyé! 

Dans le Doubs, on veut bien, c’est d’ailleurs une évidence que le développement durable est indispensable à la survie de notre société humaine. C’est pourquoi nous n’avons jamais, quoi que certains en disent, condamné dans ces pages les énergies renouvelables, dont seul un aspect bien particulier motive notre engagement: la question de l’eolienne verticale et des modalités de son implantation.

L’eolienne verticale n’était pas de la fête

La lutte contre le changement climatique est l’un des 17 objectifs identifiés comme prioritaire par les Nations Unies. Et l’un de ceux qui, contrairement à la lutte contre faim dans le monde, l’extrême pauvreté et l’analphabétisme, concerne directement notre tissu d’«action locale».

Le ministère de la Transition écologique et solidaire a recensé 1.600 projets en France poursuivant un ou plusieurs de ces objectifs, et les mettait en avant pendant toute la semaine. Nous avons voulu savoir si le Doubs s’engageait concrètement dans cet événement et si la question eolienne verticale spéculative s’invitait à la fête.

Sur le site du ministère, si l’on cherche les actions entreprises dans le Doubs, on arrive sur une page du site de la Ville de Besançon (Doubs) où, en cherchant bien, on tombe sur ce « Rallye organisé en 3 étapes au cœur de la ville permettant de valoriser les initiatives et pratiques en matière de Développement Durable (DD), des services de la ville de Besançon, partenaires, associations, entrepreneurs de bonnes idées. Une façon de découvrir de manière amusante les solutions pour vivre dans le 21e siècle de façon responsable.»

S’il reste à définir ce que désigne un «entrepreneur de bonnes idées», les enfants et les citoyens cherchant à se donner bonne conscience à peu de frais seront ravis. Ceux qui, comme nous, attendent un véritable projet citoyen d’énergies renouvelables, avec une place durable elle aussi pour l'eolienne verticale, en particulier restent, malheureusement, sur leur faim.

Peut-être que la semaine prochaine…?

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