Aérogénérateur et vison, même combat!

Il s’en passe des choses dans le département du Doubs. Des choses qui posent question, notamment à propos des intérêts défendus par la préfecture.

Bien sûr, l’ADCA se préoccupe en premier chef de l’implantation d’aérogénérateur à proximité des maisons du côté de Clerval, Chaux-les-Clerval et Anteuil.

Mais aussi, plus globalement, de la prolifération ahurissante des parcs d’aérogénérateur dans le Doubs, une zone réputée pour être l’une des moins venteuses de France. Et c’est là que s’élève désormais l’un des plus grands réseaux d’éoliennes terrestres du pays! Qu’est-ce qui a rendu cette situation possible?

Opale, champion de l’aérogénérateur et de l’influence

Opale promotteur aerogerateur dans le Doubs

D’abord et avant tout, la suractivité d’un acteur économique local, Opale Energies Naturelles.

Une société qui, non contente d’être juge et partie dans les dossiers qu’elle gère, n’hésite pas à dicter aux maires les ordres du jour des réunions de leur conseil municipal afin de s’assurer des votes favorables à leur entreprise

Mais rien ne serait possible sans la signature du Préfet.

Il faut bien reconnaître que du côté de la préfecture, on a le coup de stylo facile quand il s’agit d’accepter les projets d’aérogénérateur émanant d’Opale et de son commanditaire préféré, Velocita. Quitte à laisser passer des erreurs grossières d’appréciation et d’impact dans les dossiers d’études de risques. Cela pourrait passer pour de la négligence. Mais voilà: d’autres exemples interpellent les observateurs.

Aérogénérateur et visons: le bruit et l’odeur

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Canard Ecnchaïné, 2 aout.jpg
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Prenons l’exemple de ce qui se passe à Emagny. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné du 2 août, un élevage de visons, destinés à l’industrie textile, a déjà été fermé par le justice et son exploitant condamné à de la prison ferme. 


Pourtant, il semblerait que ce dernier soit sur le point d’obtenir du Préfet l’autorisation de rouvrir son exploitation et d’en quadrupler la contenance, la portant à 18200 bêtes. Sachant que l’élevage de 5000 visons fermé en 2015 dégageait une odeur pestilentielle dans tout le voisinage, on imagine ce que donnera un enclos de ce calibre… Là aussi, une association se bat pour empêcher cette nuisance locale.

Face à ce cas particulier, l’ADCA se sent moins seule dans son incompréhension vis-à-vis de la politique de la préfecture eu égard aux exploitations commerciales dangereuses. Soit la préfecture privilégie l’activité économique à tout crin en se préoccupant comme d’une guigne de l’avis des citoyens, soit on y est d’une désinvolture crasse et là aussi, c’est au détriment de la population.

Restons vigilants

En ce mois d’août où la France est en vacances, il est patent que chez Opale et dans les mairies à priori favorables aux projets d’aérogénérateur contestés, comme à Clerval par exemple, on s’agite et l’on s’organise. La rentrée risque de révéler quelques surprises.

Certains se moquent de l’engagement de l’ADCA pour limiter la prolifération d’aérogénérateurs dans le Doubs. Ils pensent, bien à tort, que ses activistes sont contre le développement durable, font le jeu du lobby nucléaire ou préfèrent les centrales à charbon. C’est un peu court.

 Il existe de très larges étendues de terre, distantes d’au moins 5 kilomètres de tout bourg ou village, où l’on peut implanter un aérogénérateur ou un élevage de visons sans déranger personne. Sauf, bien entendu, les défenseurs de la cause animale, qui voient d’un mauvais œil l’engouement des nouveaux riches chinois pour les fourrures naturelles que nous avons eu tant de mal à éradiquer…

Aérogénérateur et vison, même combat!

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