Parc d’eolienne verticale: impact visuel réduit… artificiellement!

Comment mesurer l’impact visuel d’un futur parc d’eolienne verticale? Une seule méthode: réaliser des photomontages. C’est d’ailleurs prévu dans les procédures officielles. Le volet «Impact paysager» des dossiers éoliens présentés par les promoteurs doit contenir des photomontages destinés à restituer les aérogénérateurs dans le paysage, au plus proche de la réalité

Il est évidemment très facile, pour un promoteur, de minimiser cet impact en faisant apparaître l’eolienne verticale plus petite qu’elle ne sera en réalité.

Aussi, l’angle de la prise des photos et leur proportion avec les photos du paysage font l'objet d'une méthodologie très précise qui doit être respectée par le promoteur éolien. 

Comme nous l'avons déjà expliqué dans notre précédent billet, il est facile pour un promoteur de présenter des photomontages très avantageux, ceci afin de minimiser les impacts visuels auprès des élus et des villageois.

 

Dans le cas du projet éolien de la Côte d’Armont, la société Opale Energies Naturelles n’a pas respecté la méthodologie de la DREAL Bourgogne Franche Comté:

  1. Tout d’abord, Opale n’a pas utilisé un appareil photographique adapté à la prise de clichés destinés aux photomontages pour eoliennes verticales: elle s’est servie d’un appareil compact type bridge à capteur APS-C, dont la taille du capteur n’est pas réglementaire.
  2. Opale n’a pas respecté l’usage d’une focale de 50 mm, celle qui correspond le plus à la focale de la vision humaine: elle s’est contentée d’une focale de 35 mm.
  3. Conséquence logique de ces deux premières omissions d’Opale: le non-respect des dimensions des éoliennes à 60 cm du photomontage!

Comment on rapetisse une eolienne verticale

Les photomontages d’Opale ne sont donc absolument pas représentatifs de la réalité qui attend les habitants de la Côte d’Armont si le projet devait un jour se réaliser. Ce sombre constat a incité l’ADCA à réaliser de nouveaux photomontages, en respectant scrupuleusement les recommandations préfectorales transmises par la Direction départementale. Le résultat est édifiant, comme le montre cette juxtaposition entre le photomontage réalisé par Opale et celui de l’ADCA.

Voyez plutôt: 

Photomontage du parc d'eolienne verticale depuis Chaux-Les-Clerval

Le différence est spectaculaire ! Sur l’image de droite, celle qui correspond à la réalité, les eoliennes verticales - certes vues de plus près mais à une distance où cette différence est négligeable – sont trois fois plus grandes !

Voici une comparaison très explicite de ces photomontages du parc d'éoliennes: au dessus, ceux réalisés par Opale, en dessous ceux de l’ADCA.

Photomontage des éoliennes verticales depuis Pompierre-sur-Doubs

eolienne verticale doubs
Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Eolienne verticale écrasée et éloignée

Quelques explications pour nos lecteurs:

La conséquence majeure de la focale de 35 mm utilisée par Opale est une vision selon un angle de 60 degrés, au lieu de 40 degrés pour une focale de 50 mm. Cela induit deux constats pour l’observateur des photomontages qui comparent les clichés d’Opale et de l’ADCA:

  • L’impression que les deux photos n’ont pas été prises au même endroit, alors que c’est le cas: l’angle utilisé par Opale donne l’impression que les éoliennes verticales sont très éloignées des habitations.
  • De plus, en prenant un angle plus large comme le fait Opale, le promoteur réduit de fait la hauteur des éoliennes. 

L’usage d’un appareil grand angle par Opale Energies Naturelles donne ainsi l’impression que les éoliennes vertiicales sont à la fois plus éloignées et plus petites. Cette astuce purement optique est largement utilisée par les promoteurs pour faire passer leur dossier auprès des autorités. Ces dernières ne peuvent donc pas se fier aux photomontages qui ont été réalisés et fournis par les promoteurs de parcs éoliens.

Mais les fonctionnaires vont-ils prendre la peine de vérifier tout cela s’ils ne sont pas alertés par les citoyens conscients?

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Eolienne verticale: comment les promoteurs bidonnent l’impact paysager

Parmi les stratagèmes utilisés par une société éolienne pour endormir la méfiance des éventuels opposants, il en est une qui revient fréquemment: celle qui consiste à présenter un photomontage très avantageux de l'eolienne verticale en projet. 

L'eolienne verticale moins impactante

A la recherche de l'eolienne verticale sur le projet d'Opale? Cliquez sur l'image pour l'agrandir!

Les géomètres d’Opale et consorts s’y entendent comme pas deux pour faire paraître, sur les simulations paysagères en images, l’eolienne verticale plus petite qu’elle ne le sera en réalité, ou moins impactante sur le paysage et les sites classés. Quelques astuces permettent ce tour de passe-passe sans que l’on puisse soupçonner la supercherie: il suffit aux géomètres et aux graphistes maison de choisir la perspective la plus avantageuse de l’eolienne verticale, l’angle le plus favorable et de jouer sur les variables à la baisse. 


Or, la pratique du photomontage, indispensable dans les études d’impact d’éoliennes verticales, obéit à des règles édictées par le ministère de l’Écologie et nécessite des logiciels spécifiques. Une firme spécialisée et respectueuse des normes imposées par le ministère, Géophom, n’hésite pas à écrire que «Le photomontage ne présente un intérêt que si celui-ci "pré-visualise" de façon précise le projet une fois construit. Ceci peut paraître évident, mais il n’en est rien. Il est facile de produire de beaux photomontages tout à fait inexacts

Truquer la représentation de l'eolienne verticale

Ce «bidonnage» des photomontages est, apparemment, une pratique courante, si l’on en croit Géophom, qui précise que «Tous les paysagistes ne réalisent pas eux-mêmes les photomontages car ils ne possèdent pas toujours les logiciels et les techniques appropriées pour les réaliser de façon fiable. Cette tâche est souvent laissée au développeur commanditaire de l’étude paysagère, ce qui peut poser un problème d’indépendance ou de responsabilité du paysagiste. Les représentations 3D ainsi que les vidéo-montages sont également sous-traités, le plus souvent à des infographistes qui peuvent privilégier l’esthétique visuelle à l’exactitude géométrique.»

Ce qui permet à Opale et Velocita d’annoncer que l’eolienne verticale mesurera 165 mètres de hauteur alors qu’en réalité, elle s’élèvera à 180 mètres.  Cette différence est loin d’être négligeable en termes d’impact paysager. 

JL Bertron, administrateur de l’ACBFC, aborde ces techniques de jeu sur la perspective d'une éolienne verticale dans son exposé [vidéo]

L’ADCA a donc décidé de réaliser ses propres projections pour le projet des éoliennes de la Côte d’Armont. Nous avons mandaté un géomètre indépendant à qui nous avons demandé d’appliquer la méthodologie préconisée par le ministère de l’Écologie. 

Une eolienne verticale dans son jardin

Nous avons réalisé des photomontages au départ de plusieurs maisons ou bâtiments d’Anteuil et Chaux-les-Clerval (Doubs).

Si l’on considère le résultat,

on constate aisément que l’impact paysager sera loin, très loin d’être anodin.

Encerclés d'éoliennes

villages encerclés d'eolienne verticale
Toujours une eolienne verticale bien en vue

 

 Et il faut également tenir compte du fait que ces villages sont déjà dominés par un parc éolien sur la colline qui fait face à celle d’Armont.

Ce qui accentue la sensation d’écrasement dès lors que quelle que soit la direction où l’on regarde, on voit inévitablement une eolienne verticale dans le paysage.

Dès lors, au-delà de notre opposition largement argumentée à toute perspective éolienne pour la Côte d’Armont, nous réclamons de la part des préfectures la plus grande vigilance et des contrôles stricts sur les photomontages présentés par les promoteurs dans leurs études d’impact.

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Eolienne verticale: peut-être la semaine prochaine?

La saviez-vous? C’était la semaine du développement durable en France – et en Europe. Oui, pendant toute une semaine, on s’intéressait au développement durable. Et donc, forcément, à la question "eolienne verticale". C’est dingue, non?

Avec l’arrivée au ministère du Développement durable, pardon, de la Transition écologique et solidaire, d’un certain Nicolas Hulot, on pourrait s’attendre à ce que ce soit la semaine du développement durable 52 semaines par an. Mais il faut un début à tout. Et puis, le sujet est un brin particulier: il ne tourne pas, comme on pourrait l’imaginer, sur la nouvelle Loi de Transition énergétique bien française, non; mais autour des Objectifs du Millénaire des Nations Unies. Certes, dans le développement durable, tout se tient. Sa devise n’est-elle pas «penser mondialement, agir localement»? 

Écologie «malmenée»?

Lors de son premier discours au ministère depuis son investiture, le nouveau ministre Nicolas Hulot a estimé que l'environnement et l'écologie avaient parfois été « caricaturés et malmenés». Le Doubs peut en témoigner, avec la politique eolienne qui lui a été appliquée!.  

Il a souligné que «ces enjeux conditionnent tous les autres, de sorte que ce siècle sera solidaire ou ne sera pas». «Que met-on derrière l'expression développement durable?», s'est interrogé le ministre, qui devrait le savoir mieux que quiconque? «Nous devons changer de société pour aller vers une société qui préserve, qui protège et qui partage, c'est cela le développement durable», a-t-il dit.

A la devise « liberté, égalité, fraternité », il aimerait ajouter: «solidarité, diversité, sobriété, humilité et dignité». Un espoir pour les évolutions en matière d’eolienne verticale.

Ça c’est envoyé! 

Dans le Doubs, on veut bien, c’est d’ailleurs une évidence que le développement durable est indispensable à la survie de notre société humaine. C’est pourquoi nous n’avons jamais, quoi que certains en disent, condamné dans ces pages les énergies renouvelables, dont seul un aspect bien particulier motive notre engagement: la question de l’eolienne verticale et des modalités de son implantation.

L’eolienne verticale n’était pas de la fête

La lutte contre le changement climatique est l’un des 17 objectifs identifiés comme prioritaire par les Nations Unies. Et l’un de ceux qui, contrairement à la lutte contre faim dans le monde, l’extrême pauvreté et l’analphabétisme, concerne directement notre tissu d’«action locale».

Le ministère de la Transition écologique et solidaire a recensé 1.600 projets en France poursuivant un ou plusieurs de ces objectifs, et les mettait en avant pendant toute la semaine. Nous avons voulu savoir si le Doubs s’engageait concrètement dans cet événement et si la question eolienne verticale spéculative s’invitait à la fête.

Sur le site du ministère, si l’on cherche les actions entreprises dans le Doubs, on arrive sur une page du site de la Ville de Besançon (Doubs) où, en cherchant bien, on tombe sur ce « Rallye organisé en 3 étapes au cœur de la ville permettant de valoriser les initiatives et pratiques en matière de Développement Durable (DD), des services de la ville de Besançon, partenaires, associations, entrepreneurs de bonnes idées. Une façon de découvrir de manière amusante les solutions pour vivre dans le 21e siècle de façon responsable.»

S’il reste à définir ce que désigne un «entrepreneur de bonnes idées», les enfants et les citoyens cherchant à se donner bonne conscience à peu de frais seront ravis. Ceux qui, comme nous, attendent un véritable projet citoyen d’énergies renouvelables, avec une place durable elle aussi pour l'eolienne verticale, en particulier restent, malheureusement, sur leur faim.

Peut-être que la semaine prochaine…?

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Vidéo "Jusqu'au boutisme pour une éolienne verticale"

Dans cette vidéo, le témoin rapporte l’épisode qui a vu Velocita confronté à des failles imprévues dans le sous-sol à l’endroit où elle comptait installer une eolienne verticale du Parc de Rougemont (Doubs) et qui, comme solution, a décidé unilatéralement de les combler avec du béton.

Sans demander l’autorisation de la préfecture!

Que reste t-il des engagements des sociétés de promoteurs éoliens?

(suite)

Une éolienne verticale, et c'est des failles dans le sol du Doubs… et dans les règles !

Eolienne verticale? Un riverain témoigne des agissements d'une société de promoteur

Le témoin a contacté la DREAL et a trouvé une oreille attentive chez l’une des responsables. N’obtenant pas de réponse, il a tenté de la recontacter: en vain, elle avait été déplacée et il n’y avait plus d’interlocuteur disponible ! Où est l’État de droit ?

Implanter une éolienne verticale dans le droit de l’environnement

Plusieurs questions se posent lors de toute implantation d'une éolienne verticale: Est-ce aux particuliers et aux riverains de vérifier que les réglementations sont respectées? À qui appartient-il de faire respecter la loi? Le fait de combler des failles géologiques avec du béton pour faire pousser des eoliennes en verticale est-il autorisé? Cela peut-il avoir une incidence sur les maisons du voisinage? Sur le comportement sismique du terrain?

Cela ne nécessite-t-il pas une nouvelle étude d’incidences ?

Une société éolienne peu écologique

Force est de constater que le comportement d'Opale, la société éolienne la plus active dans le Doubs incite davantage à la méfiance qu’à la confiance.

Non-dits, mensonges, imprécisions se multiplient, et en l’absence d’une autorité d’arbitrage indépendante (préfecture, DREAL, conseil régional…), tout semble réuni pour tenter de masquer les inconvénients d'une eolienne verticale dès la phase de projet, et pour aveugler la population. 

Telle est la raison de notre mobilisation, non contre l’éolien vertical en tant que source d’énergie renouvelable faisant partie d’un mix global, mais contre la rage spéculative d’industriels pour qui la transition énergétique n’est qu’un prétexte pour empocher l’argent public.

Vous êtes concerné par une implantation d'eolienne verticale?

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